De Campo Grande, la capitale de l’état du Matto grosso do sul, je prend un bus vers Sao Paulo, l’une des plus grandes villes du monde.Environ l’équivalent de 4€ pour un minuscule chocolat chaud et un mauvais donut. Adieu la sensation d’être riche, les repas complets à 1€ de la Bolivie me manquent déjà.La gare est très grande, énormément de monde. Je m’étais déshabitué à ça. Très bien organisé, propre, pas de vendeurs ambulants…petite sensation de retour à la maison !

Je commence par faire du couchsurfing chez Elenir et Luciana pendant quelques jours. Tout de suite, on me fait découvrir la vie à la brésilienne ! Soirée dans une école de samba (ca transpire l’énergie positive), on m’emmène voir la famille, on me chouchoutte même, j’apprend comme faire une vrai caipirinha, la boisson nationale, à base de citron vert, de cachaça et de beaucoup de sucre.

Tout ça fait énormément de bien, le Brésil est un pays largement plus développé que la plupart de ceux que j’ai visité depuis le Guatemala, et ca fait plaisir de retrouver de la bonne bouffe derrière une vitre en glace aseptisée, des voitures qui ne font pas une énorme fumée noir, et un semblant de logique en ce qui concerne les transports en commun.

Je déménage ensuite chez Pedro, l’un des brésilien que j’avais rencontré en Bolivie, dans la mine de Potosi. Pedro vit dans un coin chic, en colocation avec Andrea, Gabriel, et d’autres.Au brésil, j’ai plusieurs objectifs. Calmer le rythme, faire du bénévolat, et apprendre le portugais brésilien. Sur ce dernier point,Gabriel m’aide bien, lui qui ne parle quasiment pas anglais !

Au brésil, je découvre le sens du mot inégalités. En france il y’a des gens qui dorment dans la rue oui. Mais ici, il y’en a énormément, et sincèrement, des fois on se demande si ils sont toujours vivants. Et juste a coté de ça, il y a les énormes tours de la ville de Sao Paulo, la sécurité privée à l’entrée de chaque immeuble…

Pedro me fait découvrir un truc dont je suis déjà accro, le jus d’açai (assaiii). C’est un fruit d’amazonie, ils mangent ca avec des bananes par exemple, et je sais déjà que ca va me manquer le jour ou je quitterai le Brésil. En quelques jours, je suis déjà tombé amoureux du pays. On voit quelques tee shirts ici « Brazil: Energia que contagia » et je dois dire que c’est plutôt vrai. Il y’a une énergie ici qui fait plaisir, alors rajouter à ca les brésiliennes(wow), la nourriture(wow), la bonne humeur générale qui règne ici…