Je reprend mon bus vers Santa Cruz, à l’Est du pays.Quitter ce froid et cette altitude inhospitalière pour aller vers l’autre Bolivie, celle du climat tropical. Le départ est à 16h.

 

Le pneu du bus éclate pendant la nuit. Gros coup de frein, réveil brutal, arrêt en urgence, changement de pneu, je me rendors, c’est reparti. On arrive vers 11 h du matin. Il y a un train à 15h qui roule toute la nuit pour aller à Quijarro, la ville frontaliere avec le Brésil.
Ce train, il est surnommé « le train de la mort ». Décidément, il y a beaucoup de « de la mort » en Bolivie. Alors selon les sources, ce nom vient soit du fait qu’il sortait souvent des rails à une époque, ou alors parfois on me parle des gangs qui assaillaient le train, avec une violence qui ferait frémir le joker de Batman, ou bien encore du fait du nombre incroyable de moustiques porteurs de la fièvre jaune qui accompagnaient le train.

 

Tout ça sonne bonnard, j’achète mon ticket pour une arrivé prévue le lendemain matin.

 

Dans la file d’attente, rencontre un brésilien, une australienne, un anglais. Je ne le sais pas encore, mais je voyagerais avec Mike, le fermier anglais pour les 3 prochains jours.
Effectivement ce train fait peur. Je savais pas que ça pouvait tanguer autant un train en fait. Moi qui me disait c’est cool, ça va être plus tranquille qu’un trajet en bus. Que nenni ! Je suis tout de même content de retrouver les vidéos kitshissimes de groupes de musiques locaux, comme dans les bus du Nicaragua. Genre gros moustachu en sueur, qui danse accompagné de bombes sexuelles (au standard bolivien) se frottant autour de lui en maillot de bain. Lyrics sexuelles mais pas trop. Tout ca me fait bien rire, c’est tellement petit budget, c’est d’un ridicule assez incroyable.

J’en ai retrouvé une,après de longues minutes de recherches dans les tréfonds de youtube, c’est très très loin d’être la pire, mais qui vous donnera déjà une idée de la chose… Enjoy.

 

Arrivé à destination, des milliers de moustiques nous attendent. Des milliers. Des milliers. Partout. J’ai jamais vu ça. Il ne fait pas bon rester ici, surtout pour moi, qui suis allergique au piqûres de moustiques. Taxi jusqu’a la frontière qui nous coûte 5bs chacun (50 centimes d’euros). Ouf, ils sont partis. Formalités frontalières, et puis on nous propose un tour dans le Pantanal. Je suis venu ici pour ça, mais après deux nuits et deux jours de transports, je suis moyen chaud pour y aller direct la maintenant tout de suite, je prendrais bien une nuit de repos ici. Oh et puis non tant pis, je dormirai plus tard.

 

Départ à 13 heures pour l’une des plus grandes réserves de biodiversité du monde donc. Tremblez crocos, j’arrive.