L’or est partout ici. Omniprésent. J’ai beau être dans l’un des pays les plus pauvres au monde, je suis aussi dans le pays ou un gigantesque temple fait d’or et de pierres toutes plus que précieuses les unes que les autres trône en plein milieu de la ville. C’est l’un des lieux les plus sains du bouddhisme. Il faut croire que buddha aime ce qui brille. A Mandalay, une autre grande ville du pays, nous découvrirons un autre temple avec un buddha recouvert de feuilles d’or.

de nuit

de nuit

Aung San Suu Kyi (« the lady ») à également laissé sa trace. On sent que c’est encore très tabou de parler d’elle, elle à été libéré il y’a seulement quelques mois. Pourtant dans les commerces, restaurant, maison, on voit souvent son portrait affiché, ou plus ou moins caché quelque part.

Le pays est en pleine transformation. J’ai passé un bon moment à parler de ça avec un l’un des moines de la pagode schwedagon (celle en or ). Il m’explique que pour se payer la carte sim d’un téléphone, il y’a quelques mois, c’était plusieurs centaines de dollars américains. Réservé à la junte militaire qui contrôle le pays donc. D’ici peu, ça devrait être disponible pour l’équivalent de 5$.

On a passé une bonne partie de l'apres midi a discuter avec ce moine

On a passé une bonne partie de l’apres midi a discuter avec ce moine

J’ai du mal à savoir quel taux de conversions ils utilisent. En fait, depuis des années, il y’a deux taux de change pour le Kyat (prononcer shiate). L’officiel du gouvernement, et celui du marché noir. Et c’est du grand n’importe quoi.  Officiellement, 1 euro vaut environ 8 Kyats. Mais au marché noir, 1 euro vaut à peut près 1200 Kyats. Oui, 8 vs 1200, ça n’est pas une erreur. Avec les grands changements qui sont en train de se produire en Birmanie au moment ou je visite le pays, vient l’arrivée d’un taux de change flottant, qui rétabli un taux officiel plus logique.

Ca se voit bien ici, début Avril 2012, soit 4 mois avant mon arrivé, le taux de change à été drastiquement modifié.

Ca se voit bien ici, début Avril 2012, soit 4 mois avant mon arrivé, le taux de change à été drastiquement modifié.

Pour moi la Birmanie, c’est aussi le début d’une longue série de pannes de courant. Les infrastructures sont tellement mauvaise, l’électricité saute tout le temps, et tout le monde y est habitué. A partir d’ici et jusqu’à la fin de mon voyage, je subirai le courroux du dieu électricité, qui ne travaille que lorsqu’il en a envie. C’est également largement le cas en Inde, et à Kathmandou, la capitale Népalaise. Blague à part, c’est dans des moments comme ça que l’on se rend compte qu’on est très, mais alors très dépendants, voir même perdus sans électricité.

Les moines, ca fait toujours de belles photos

Les moines, ca fait toujours de belles photos

Les villes Birmanes me donnent un ressenti « gris ». Surtout Mandalay. Tout y est gris. Il n’y a rien. De l’huile, de la crasse. De la poussière. Des deux roues par milliers (A Yangoon, il n’y en a pas. Selon la légende, ils ont été interdit suite à … la décision d’un général qui a eu un accident avec une moto un jour). Ha tiens, un temple en or au milieu. De la poussière encore. Des taches rouges de betel au sol. Des gens qui sourient. Beaucoup font peine à voir. La plupart ont pourtant l’air plutôt heureux, en apparence au moins.