Potosi, la ville minière de Bolivie. Visite des mines en question . Les guides, qui sont eux mêmes d’anciens mineurs, nous emmènent avant acheter des « cadeaux » pour leur potes. Feuilles de coca, alcool pure à 96% que l’on goute (96%, ca me parait étrange quand même… enfin c’était très fort, oui), gants, dynamite, jus d’abricots. Sur la route, la police nous arrete et demande aux guides si l’on transporte de la dynamite. « Vous savez que c’est interdit hein ?  » Oui oui, pas de problème Mr l’agent répondent les guides.

L'équipement du mineur

L'équipement du mineur

Dans ma main, de quoi faire sauter ta maison

Dans ma main, de quoi faire sauter ta maison

On rencontre des Brésiliens qui font la visite avec nous. Ils sont de Sao Paulo, l’un d’eux me file son contact pour aller le voir la bas quand j’y serais. Cool.

Entrée dans la mine. On passe dire bonjour au Tio, le démon, si il vous arrive une crasse la dedans, c’est à cause de lui. Comme on à pas envie de vivre la même chose que les chiliens restés bloqués il y a quelques mois, on fait comme les mineurs, on fait nos offrandes, puis on s’enfonce dans les profondeurs.

Le tio de la mine de potosi

Le tio de la mine de potosi

C’est très oppressant, franchement flippant. Alors voila, on observe la vie de merde et le dur travail de ces gens quasi forcés à devenir alcooliques, accrocs à la feuille de coca, rongés par la poussière dégagée quand ils creusent, payés une misère, qui ne voient presque jamais la lumière du jour, et qui risquent leur vie à chaque instant. La plupart finissent par mourir à force d’accumuler la poussière dans leurs poumons.

Mon papa et un mineur - Comme beaucoup, il à des problemes de coeur et devra s'arreter bientot

Mon papa et un mineur - Comme beaucoup, il à des problemes de coeur et devra s'arreter bientot

Je prend une photo de Papa, qui a 61 ans, à coté d’un mineur de 65. A voir la forme du mineur, il à plutot l’air d’en avoir 80. Il y a des mineurs très jeunes, 15,16 ans. C’est bien les jeunes, ca court vite dans les galeries, c’est pratique en cas de problème.

C’est une vie de merde.