Pour le trajet d’antigua à San Salvador, on nous propose une navette à 25$, directe. Je demande a Kellen si il a déjà testé le Chicken Bus, parcque j’ai entendu que ca coute que dalle, et je commence à etre serré niveau budget.

« you wanna make this an adventure ? » me répond Kellen.  Ouaip ! Effectivement, c’etait l’aventure, et au total ca a du nous couter 7$.

Le chicken bus, c’est un school bus américain, jugé trop vieux, trop dangereux, plus en état de service, qui a été récuperé par l’un des pays d’amérique centrale pour en faire un bus, un vrai. Le propriétaire récupere le machin, le peint de toutes les couleurs qu’il peut pour lui donner l’air cool, rajoute un crucifix sous le rétroviseur et un slogan du style « solo dios sabe si volvere » (seul Dieu sait si je reviendrai), et en voiture tout le monde. Ils ont des routes définies mais pas d’arrets. Un coup de sifflet suffit à lui faire comprendre qu’on veut descendre, encore faut il savoir siffler très fort. Le chicken bus, il est appelé comme ca par les gringos, parcqu’il n’est pas rare de voyager avec un poulet en tant que voisin. Enfin, sur les genoux du voisin. Perso j’ai pas eu cette chance, juste un chien. La plupart du temps, le bus est surpacké, on arrive a caser 3 personnes sur toutes les rangées ou il y a des sieges pour 2,etc. Donc non, c’est pas super confortable.Et au moment ou tu te dis c’est pas possible, je vais crever, il fait trop chaud, j’ai environ 3 personne sur mes genoux et une gamine qui me tire les cheveux, le couloir centrale est bondé. C’est ce moment la que choisissent les vendeurs ambulants pour monter et faire l’aller retour de l’avant à l’arriere du bus. Boisson et bouffe, principalement, c’est ce qu’ils vendent.

un chicken bus

un chicken bus

Les chickens bus, ils ont des routes plutot courtes, du coup on est obligé de changer environ 6 fois pour arriver à notre destination. Le chicken bus, c’est l’un de ses petits trucs qui te font ouvrir grand les yeux en disant « mais c’est un truc de malade, elle survivra pas jusqu’au bout du trajet la mamie devant moi la ». C’est aussi l’un de ses petits trucs qui font le charme de l’amérique centrale.

Et quand on descend, c’est vrai qu’on se sent un peu aventurier.