Depuis l’Asie du Sud-Est, il y’a pas mal de billets d’avions pas cher pour L’Inde. Prendre l’avion, ça me donne des envolées lyriques, du coup c’est pendant le vol (qui à déjà une sacré odeur de curry, et je déconne pas en plus) que j’écrit sur mon carnet. J’ai écrit à propos de ce que je m’attendais à voir, mes clichés, mes préjugés sur le pays. J’ai écrit entre autres:

« je m’attend au pire et au meilleur, mélangé dans un chaos fatiguant mais coloré et qui sent les épices. […] a voir la misère comme je l’ai jamais vu de mes propres yeux, même en Amérique centrale ou en Birmanie. A être fatigué par les apparemment incessants klaxons.Je m’attends à voir des moustaches par centaines. […] a me laisser transporter sur une autre planète, un autre monde.[…],à m’émerveiller devant le Taj Mahal, à boire des litres de lassi et manger des kilos de butter chicken, […] A part ça, je connais pas grand chose de ce pays »

Aujourd’hui je relis ça et je me marre. Non seulement tout ce que j’ai écrit était vrai, mais en même temps, c’était à des années lumières de ce que j’imaginais. En gros, relisez mon texte au dessus, et multipliez le par 10. En fait je crois pas que ça soit possible de s’imaginer ce pays tant qu’on à pas posé ses tongues dans « la plus grande démocratie du monde ». Les émotions sont toutes multipliées la bas. Il y’a quelque chose dans l’Inde qui fait que tout est plus intense, que ça soit les beaux moments, et malheureusement les scènes tristes. Et il y’en a à la pelle.

meuh

meuh

Une des premières chose qui m’a foutu une claque en Inde, c’est la misère. Ouais je sais, c’est pas une surprise, mais quand même. Quand même. Laissez moi vous expliquer.
Quand mon taxi me dépose dans la rue de l’hôtel le premier soir, je me retrouve à marcher le long d’une dizaines de personnes a dormir dans la rue jonchée de papiers, plastiques, et autres merdes par terre. ha tiens, et voila un rat qui monte sur l’un d’eux. Est il vivant d’ailleurs?

Sur le coup, j’ai eu un bon moment de « Bordel, mais c’est pas possible » suivi d’un « mais qu’est ce que je fous ici? »

Mais réduire l’inde à sa misère serait vraiment dommage, ça serait un peu comme réduire le brésil à sa fièvre du foot, alors que c’est tellement plus que ça. Ne vous arrêtez donc pas à la pauvreté, car au final l’inde reste l’une des plus belles expériences de mon voyage, j’y reviendrai plus en détail dans les prochain articles.