6 heures du matin, je dors dans le canap’ près des enceintes, dans le salon.

Je suis reveillé par une tranche de bacon sous le nez, des boules de feu un peu partout (du vrai feu hein, tompeck, qui à accepté de nous emmener à la loca, aime les tours de magie à la Barney Stinson), et surtout cette musique à fond dans l’appartement.Montez le son très très fort, imaginez la scène.

Je n'avais pas encore eu l'occasion de vous présenter Tompeck et son fidèle compagnon en plastique: Charlie

Je n'avais pas encore eu l'occasion de vous présenter Tompeck et son fidèle compagnon en plastique: Charlie

La petite deception de la Ford Pinto est passé, et on s’embarque pour 5 heures de route vers le grand canyon. Routes à l’americaine oblige, je passe parfois des heures sans faire un seul virage. Conduire dans le desert, c’est impressionant ! Je repense entre autres à l’un de mes films preférés, Casino de Scorcese, et aux fameux « trous dans le desert ».

Le desert

Le desert

Apres avoir plus ou moins reperé notre chemin à l’accueil du Grand Canyon ( il y a plusieres randos dispo), on choisi de faire l’une des plus « impressionantes », la Bright Angel Trail. Il faut faire vite, la nuit va tomber d’ici quelques heures. C’est parti, on s’engouffre.

Alors autant, les chutes du Niagara, bon c’etait cool, des grandes chutes d’eau quoi, rien de tres excitant. Mais alors la c’est un paysage incroyable qui s’ouvre devant nous. Je n’ai jamais vu ca et on en prend tous plein les yeux. Aucune photo ne rend hommage à l’immensité de la chose, je pense que c’est quelquechose à vivre pour s’en rendre compte.Je ne regrette pas une seule seconde d’etre venu. On finira une bonne partie de la descente à la lumiere de la pleine lune avant de poser notre tente une place pour 3 au beau milieu de nul part. Evidemment, on a pas reservé de place de camping ( apparement il faut reserver 5 mois a l’avance !) mais le camping sauvage marche très bien et en discutant un peu avec les gens, on se rend compte qu’on est loin d’etre les seuls à avoir opté pour cette solution.

On est à trois dans une tente une place, heureusement qu’il n’y a qu’une nuit à passer. Pas de bol ,il se met a pleuvoir ( entre Las Vegas et le Grand Canyon, on se tape a chaque fois les quelques goutes de pluies annuelles du coin !).La tente n’a pas de double paroie, Wolfy et moi passont une bonne nuit de merde, la tete collée à un coté de la tente mouillé ! Jesus lui s’en sort bien, il est au milieu.

La remontée le lendemain est incroyablement physique, et encore, on a eu la chance de ne pas se taper les températures habituelles desertiques.Ca monte, ca monte, et ca n’en finit plus. Et plus on monte, plus c’est raide, plus c’est raide, plus ca nous scie les jambes.Quand on arrive à ce qu’on pense etre l’un des derniers virages, on se rend compte qu’on est encore loin du compte.On fini par faire des pauses tous les 500 metres, pour arriver completement épuisé mais très heureux en haut.

Ha ca, on a eu le temps d'en prendre des photos avec toutes les pauses qu'on à fait !

Ha ca, on a eu le temps d'en prendre des photos avec toutes les pauses qu'on à fait !

L’américain n’étant pas plus idiot que le moyenne, et ayant meme généralement un sens du business surdéveloppé, ils ont mis un restaurant pile en haut, à la fin de la rando. On s’y précipite, passe environ deux heures la bas ( Rien d’exceptionnel pour un coq francais, mais c’est surement la premiere fois de sa vie que ca arrive a Zach, l’américain qui nous accompagne) à reprendre des force, et puis c’est reparti pour 5 heures de route, il faut aller rendre la voiture à Vegas !

Je me refais d’ailleurs une entrée majestueuse dans la ville et ses lumieres de nuit, mais par la route cette fois, et me rend compte au moment de rendre la voiture que j’ai oublié mon beau beret au resto du grand canyon. Tant pis!