Je suis dans l’avion pour Lima, parti de Panama city. Bye bye amérique centrale donc.

L’occasion pour moi de faire un petit bilan. Ca fait déjà presque 5 mois que j’ai quitté la France. J’ai déjà vécu tant de choses que j’ai l’impression que ca fait deux ans que je suis parti. Les adieux devant la voiture de covoiturage qui m’a emmené vers mon avion à Paris me paraissent bien lointains.

Vanessa et Vanessa, qui m'ont acceuillies lors de ma premiere étape à Montréal

Vanessa et Vanessa, qui m'ont acceuillies lors de ma premiere étape à Montréal

Je ne regrette pas ma décision, meme si dernierement c’est un peu plus dur. Je crois que j’ai un peu besoin d’une pause confort, de tetes familieres, de trucs qui me parlent. D’une douche avec de l’eau chaude quoi. Panama city, ca m’a fait plaisir, parcque justement c’est un peu plus occidental. Ca ressemble beaucoup à Miami finalement, de grand buildings, une belle skyline, une ambiance latino.

Panama City

Panama City

Clairement, sur ces derniers mois, mon espanol à fait un bon de géant. Surtout au Mexique, avec Lisa et Nuria, parcque apres j’ai presque uniquement fait des auberges de jeunesse « malheureusement ».Je suis loin d’avoir un bon niveau, mais je suis content de voir qu’il est finalement tres facile d’apprendre une langue, avec un peu de bonne volontée. Prochaine étape, le portugais !

Lisa et ses amis

Lisa et ses amis

L’amerique centrale, c’est « tranquilo » comme ils disent. Peut etre un peu trop parfois meme, je pense que ca tue leur businesss et que si ces pays ont autant de mal à se developper, c’est aussi un probleme culturel. Personne n’a d’obligations, rien n’est important. Tout le monde est la « Pura Vida » style comme ils disent au Costa Rica, c’est tres bien, mais je pense que ca les déssert parfois. Petit exemple, je vais à un des bureaux de change pour me débarasser de mes quelques menues monnaies qui me restent, je repere un guichet manifestement ouvert, il y a 2 nanas derriere la vitre. Je me pose devant, elle m’ont vu, mais continuent leur conversation pendant bien une minute avant de me parler…pour ensuite me dire qu’il faut aller au guichet à coté. C’est peut etre un exemple à la con, mais pour moi c’est représentatif du rien à foutre général qui reigne en Amérique centrale, et peut etre latine, à voir.

Les hamacs, ont en trouve a peu pres tous les 10 metres en Amerique centrale

Les hamacs, ont en trouve a peu pres tous les 10 metres en Amerique centrale


Avant pour moi il y avait l’Amérique centrale. Maintenant il y a le Guatemala, puis au sud le Salvador et le Honduras, suivi du Nicaragua, du Costa Rica que j’ai traversé rapidement pour arriver enfin au Panama.Tous ces pays « existent » maintenant dans mon esprit. Et je me rend compte que meme si ils ont des similitudes, la plupart n’ont pas grand chose en commun. Rien que leur espanol est différent. D’ailleurs, on me dit que j’ai un espanol de mexicain, non pas a cause de l’accent ( j’en suis pas encore la malheureusement!) mais à cause du vocabulaire que j’utilise, que j’ai appris la bas, et qui n’est pas utilisé ici.

Ce que j’ai vu en Amerique Centrale, ce sont des paysages incroyables, des plages paradisiaques au volcans, de la jungle aux montagnes, en passant par les ruines, tout ca sur un minuscule bout de terre. C’est aussi une grande diversité de population et de languages, des indigenes du Guatemala qui parlent toujours mayas, au blacks la plupart du temps installés sur la cote caribeene de tout ces pays qui utilisent un créole étrange, mélange d’anglais, d’espagnol et de je ne sais quoi d’autre. Le point de rencontre de tout ca pour moi, c’est le melting pot du Panama.

Les lacs de Semuc Champey, un autre de ces paysages magnifiques

Les lacs de Semuc Champey, un autre de ces paysages magnifiques

Ce que j’y ai vu, c’est le manque d’éducation d’une grande partie de la population. « ici, les gamins apprenent l’anglais dans la rue et vivent du tourisme » m’a expliquée une Venezuelienne qui a fuit son pays pour s’installer au Costa Rica. Ca résume bien la situation. Le pays le plus riche d’amérique centrale donc, tiens la plupart de ses richesses du tourisme, et lutte toujours avec ses problemes.

Ce que j’y ai vu, ce sont des comportements qui me paraissent inimaginable. Que j’ai 50 ou 20 ans, je suis dans un bus, j’achete une bouteille de soda à un des marchants ambulants au feu rouge, et quand j’ai fini, je balance ma bouteille vide par la fenetre. Et tout le monde trouve ca normal. Je comprend pourquoi c’est une poubelle géante ici. J’imagine que ca rejoint le probleme de l’éducation, et que l’écologie, c’est loin d’être dans leur prioritées.

Le canyon du sumidero, un exemple de poubelle naturelle

Le canyon du sumidero, un exemple de poubelle naturelle

Ce que j’y ai aussi vue, c’est la présence constante de drogues en tout genres. Très régulierement, je me vois proposer Weed, Champi, Cocaine, etc. Je sort d’un supermarché, j’entend WEED WEED COKE COKE, dans un chuchotement bien fait expres pour que j’entende. C’est comme ca que les dealers procedent la plupart du temps pour proposer leur came, en se mettant à la sortie des magasins, bars etc.

Ce que j’y ai vu, c’est que la plupart des hostels, hotels, installations un peu modernes ou de qualitée, sont malheureusement tenues par des Européens, Américains, Australiens, etc, qui ont su profiter du filon et du manque d’éducation des populations locales.

Ce qui est flagrant, c’est la présence perpetuelle de l’église, la plupart d’entre eux vous diront tant mieux, moi je trouve ca affollant pour tout un tas de raisons.  Quand je vois ces gens qui sourient gentiement devant les sculptures des ruines mayas de Tikal , avec leur petit air  » haha ils étaient mignons à croire en un Dieu du Maïs », etc, et qui ensuite montent dans leur voiture bariolée de vierges maries et de crucifix, pour aller faire un tour à l’église, je me pose des questions.Attention, je n’ai rien contre la religion, juste contre l’éxcès.

Merci mon dieu, pour cette belle journée, beni mon commerce, ma famille et toute personne qui rentre ici

Merci mon dieu, pour cette belle journée, beni mon commerce, ma famille et toute personne qui rentre ici

Ce que l’on voit quand on allume les infos ici, c’est des commercants qui se sont fait attaquer à coups de machette, ou un homme politique corrompu de plus qui s’est fait choper en flagrant délit et qui ne sait pas quoi répondre à la caméra. Des cadavres de gens sur le bords de la route lors d’accidents. Ici, on montre tout.

La plupart de ces pays sont bourrés de policiers ou d’armées dans les rues, pour faire face à la violence. Au Guatemala et au Salvador par exemple, c’est quasiment impossible de trouver un distributeur bancaire sans un garde de sécurité à coté. Régulièrement, les locaux me disent de faire attention à moi, que nous touristes somme une cible facile. J’imagine que nos « problemes d’insécurité » en France les feraient surement rigoler doucement.

La machette, accessoire indispensable

La machette, accessoire indispensable

Pour ce qui est de la corruption, ce qui est triste, c’est que la plupart des gens sont conscients que ca détruit leur pays et la détestent, mais ils sont les premiers à se réjouir de pouvoir arroser le flic lorsqu’il les arrete pour [inserer ici une raison quelquonque].

Je m’arrete la pour le tableau assez désastreux, le fait est que j’ai passé de très bon moments dans cette amérique oubliée de tous.A l’image du Salvador, malgré tous ces problemes, il y a ce petit je ne sais quoi qui fait que l’on si sent finalement rapidement à l’aise, et qu’on aimerait beaucoup que tous ces gens aient une vie meilleure. Grattez la couche de poussiere, c’est magnifique en dessous.