La Birmanie, j’en entends beaucoup parler depuis quelques mois. Je vais pas vous refaire tout un topo sur la situation politique du pays, la dictature militaire, Aung san suu kyi et le coté éthique du truc, beaucoup font ça mieux que moi.

Non, moi ce dont je veux vous parler d’abord, c’est de l’aéroport. Et ouais, l’aéroport. Quand on arrive à l’aéroport de Yangoon (prononcer Rangoun), plus grande ville du pays, c’est le vide qui frappe en premier. Mon avion était pourtant rempli (le hype autour de la Birmanie bat son plein par ici), mais comme il y n’y à que deux vols par jours (en tout cas au moment ou j’y étais), l’aéroport reste désespérément vide. Parce que figurez vous qu’un avion plein, ben c’est pas grand chose à l’échelle d’un aéroport. Même quand c’est un aéroport déjà pas bien grand comme celui de Yangoon.

Alors je passe la douane, très rapidement forcement. Et je me dirige vers la sortie. Deux espagnols me demandent si je veux partager le taxi avec eux. Ha ben oui, ça tombe bien!

Il faut vous dire que pour les taxi la bas, on est loin des trucs de luxe qu’on trouve en France. La, c’est un gars en jupette (oui oui, en jupette, je vous en reparlerai plus tard) qui à un genre de R21 dégeulasse, dont les sièges arrière se détachent à chaque coup de frein, et qui conduit sur une route toute trouée. Ça met direct dans l’ambiance Birmane. Sur le chemin, on dépasse des cortège d’un petite cinquantaine d’enfants moines, une dizaine d’années, le crane entièrement rasé, vêtus de leur toge rouge. Ça fait toujours son petit effet, et la je me dis waou la vache, je suis en Asie.

Direction l’un des rares hotels de la ville, dans un des seuls quartiers de la ville ou les hôtels sont autorisés. Je reste accompagné de Patricia et Jaime, les deux espagnols. Ils sont frères et sœur, et je passerai finalement mes 15 jours en Birmanie avec eux!