Edison ( Un autre ami rencontré lors de mon travail à Disney World)   à environ 2 heures de retard. Peu importe, il pleut, je squatte un burger king et son wifi.Je me rend compte juste en sortant que j’avais une vue sur les ruines du World Trade Center en reconstruction. Edison me dit qu’il ne connait pas pas bien cette partie de la ville, il n’y va jamais. Il conduit comme un pilote de Formule 1 au milieu des immenses avenues, tout en m’informant que la seul amende qu’il n’ai pas encore eu, c’est celle du téléphone au volant ( Interdit dans l’Etat de NY, autorisé dans la plupart des autres) Il m’emmene voir son NY à lui, le « real New York », celui du Bronx, la ou il vit. On passe par le quartier dominicain, son pays d’origine. Edison est un sanguin, il gueule sur les voitures qui le gênent, il passe de l’anglais à l’espanol sans s’en rendre compte. Il me fait goutter de la nourriture de son pays, un genre de beignet frit rempli de crabe ou de crevettes. C’est super bon.

Edison

Finalement, on arrive chez une copine de sa soeur, en plein dans le Bronx. Je fais pas mon malin,les gens regardent le petit blanc passer lorsque je monte les escaliers. Meme le frere de la copine, affalé sur le canapé a jouer a la playstation 3, est rempli de tatouages. Ils parlent tous en espagnol, je comprend environ 1/3 de ce qu’ils disent, et encore.

Cela dit, je rigole bien, ils me posent plein de questions, me demandent ce que je fais, d’ou on se connait, etc. Ils finissent par m’inviter a une soirée dans le Bronx vendredi. Oui bon, on verra hein. J’hesite à accepter , c’est triste à dire, à cause de ma couleur de peau, et de la triste réputation du quartier. SI j’y vais, c’est sans mon passeport, et avec 40$ max.

A mon retour, Queenie me montre sa boite à souvenirs, et notamment le carnet ou on lui avait tous écrit un mot avant son départ. J’y retrouve le mien, écrit en francais. Elle n’a jamais pu trouver quelqu’un pour le traduire. Je me trouve super drole, j’y avait écrit, entre autres,  » Bonjour à la personne qui va traduire ca ». Trois ans plus tard, je me retrouve donc à me dire bonjour à moi même.

La ou je dors